[20-mar-03] Une coalition de Kyoto lance un énoncé de vision sur la manière de résoudre la crise mondiale de l’eau
KYOTO (JAPON) – Inquiétée par la crise mondiale de l’eau et déterminée à empêcher la domination du Forum mondial de l’eau par les corporations, une coalition internationale d’organismes d’intérêt public ont lancé aujourd’hui une déclaration promouvant une nouvelle constitution pour une politique mondiale de l’eau.
L’énoncé de vision a officiellement été présenté au 3e Forum mondial de l’eau, à Kyoto, en opposition à la déclaration ministérielle officielle. Plus de 225 groupes ont apposé leur signature en appui à cette déclaration alternative.
Depuis le premier Forum mondial de l’eau au Maroc en 1996, un fossé de plus en plus large sépare le secteur privé et les gouvernements qui veulent traiter l’eau comme un bien marchandable des personnes de la société civile qui voient l’eau comme une précieuse ressource dont le contrôle doit demeurer public.
Malgré des efforts répétés pour entamer un échange équitable d’idées et de solutions entre les deux parties, les organismes non-gouvernementaux et les gens qu’ils représentent ont été ignorés.
Un réseau massif de gens s’est rassemblé afin d’opposer le pseudo-consensus d’un modèle corporatif qui se base massivement sur le financement privé, le contrôle privé des systèmes d’eau et l’ignorance de la souffrance humaine résultant d’un tel agenda.
L'idée d’une conférence internationale sur l’eau a vu le jour sous les auspices de la Banque mondiale lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992. Le Conseil mondial de l’eau (CME), un institut de recherche sur les politiques de l’eau, a été par la suite fondé en 1995. Constitué de représentants de la Banque mondiale, de chefs d’entreprises et d’agences gouvernementales, le CME n’a pas la perspective critique nécessaire que possèdent les plus démunis de la terre, qui sont les plus susceptibles de souffrir des politiques relatives à l’eau imposées par le processus de privatisation.
La plus grande préoccupation du groupe est le besoin de reconnaître l’eau comme un droit de la personne et non comme un simple bien à marchander pour un profit sur les marchés mondiaux. Le document de deux pages exige une ré-évaluation des politiques relatives à l’eau dans une perspective de justice sociale et de durabilité environnementale.
Pour consulter l’énoncé de vision, veuillez visiter http://www.blueplanetproject.net/.
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