UN RÉCENT RAPPORT INDIQUE QUE L’ENTREPRISE BECHTEL REPRÉSENTE UNE
MENACE POUR L’ENVIRONNEMENT, LES DROITS HUMAINS ET
LES SERVICES ESSENTIELS EN IRAK
Les contribuables américains financent aveuglément le mercantilisme et le copinage des
entreprises dans la période d’après-guerre en Irak, dénoncent des groupes d’intérêt public
SAN FRANCISCO, Californie — Le Groupe Bechtel Inc., une des principales firmes retenues pour les contrats
de reconstruction de l’Irak, a une histoire vieille de cent ans pour ses tactiques spéculatives, son recours à des
technologies écologiquement non durables et ses profits faramineux réalisés aux dépens des populations et de
l’environnement, mentionne un rapport dévoilé aujourd’hui par les organisations Public Citizen, Global
Exchange et CorpWatch. Le dévoilement de ce rapport coïncidait avec le jour d’actions directes dans
l’ensemble du pays pour protester contre la présence de la firme Bechtel en Irak. Ce rapport conclut qu’il faut
empêcher l’administration Bush de distribuer des contrats au compte-gouttes à des firmes qui ne le méritent pas
et avec lesquelles elle a des liens très serrés, comme Bechtel et Halliburton.
Le rapport intitulé Bechtel: Profiting from Destruction, présente des études de cas tirées des expériences passées de Bechtel relativement aux secteurs de l’eau, du nucléaire, de l’énergie et des travaux publics. Le rapport dépeint le bilan des initiatives de la firme Bechtel qui ont été néfastes pour l’environnement, les droits de la personne et sa mauvaise gestion financière de projets qui a eu des répercussions sur des populations à l’échelle mondiale et qui n’annonce rien de bon pour la population irakienne.
« Si l’on avait tenu compte du non-respect de l’environnement et des droits des consommateurs, Bechtel n’aurait
jamais obtenu de contrat aussi important en Irak, » a déclaré Sara Grusky, organisatrice principale de Public
Citizen. « Le peuple américain finance ce contrat par leurs impôts, mais n’a pas le droit de savoir à quoi sert son
argent. »
Le 17 avril dernier, Bechtel s’est vu accorder 34,6 millions de dollars pour un contrat de reconstruction d’une période de 18 mois en Irak d’une valeur de 680 millions $, afin de rétablir, reconstruire et élargir les principaux éléments de l’infrastructure irakienne, dont les réseaux électriques et les réseaux de gestion de l’eau et d’égout.
Le contrat a été accordé à la suite d’un processus limité de soumissions à l’insu du grand public et maintenu secret même du Congrès.
« Ce contrat a trait aux profits et non à des actions humanitaires, a déclaré Maria Elena Martinez, directrice générale de CorpWatch. Le peuple irakien est dans une situation désespérée grâce au gouvernement américain, et voilà que pour y remédier on a affaire à une entreprise américaine qui pourra récolter des centaines de millions de dollars. Voilà un exemple typique du va-et-vient entre les grandes entreprises et le gouvernement – dans ce cas-ci avec les membres du conseil d’administration de Bechtel et des cadres supérieurs du gouvernement. »
Survol des malversations de Bechtels :
La rapport traite également des expériences de Bechtel en Irak, où la compagnie a fait des pressions pour obtenir un contrat de pipeline pétrolier dans les années 1980 au moment même où Saddam Hussein commettait ses pires atrocités contre le peuple irakien. Bechtel a été nommée par le gouvernement Hussein comme l’une des entreprises américaines qui fournissaient du matériel pouvant servir à la confection d’armes.
« Bechtel a démontré une corruption morale éhontée en contribuant d’abord au développement d’armes irakiennes et à la promotion de la guerre contre l’Irak, et en profitant de la tragédie et de la destruction entraînées par la guerre, » a affirmé Andrea Buffa, coordonnatrice de la campagne pour la paix de Global Exchange. « Voilà un exemple classique de mercantilisme. Le présent rapport répond à la question : Que reproche-t-on à la compagnie Bechtel? »
Voici quelques recommandations du rapport :
Pour consulter le rapport complet, visitez le site http://www.citizen.org/documents/profilebechtel.pdf. Il sera
possible d’en obtenir des exemplaires lors des manifestations de Washington (D.C.) et de San Francisco. Les
entrevues en langue espagnole sont possibles sur demande.
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CONTACTS :
Le 5 juin 2003 Sara Grusky, Public Citizen (202) 454-5133
Maria Elena Martinez, Corpwatch (510) 849-2874
Andrea Buffa, Global Exchange (510) 325-3653
